C.A.D.
signifie Chiens d'Aujourd'hui et de Demain.
Le comité dont le site web a pour adresse http://associationcad.fr.st
se compose ainsi

 

Laurence BRUDER

Kjersti FANALS

Danièle MIRAT

Présidente
Responsable de l'antenne Alsace

Comportementaliste

Rédactrice de la rubrique

"VOTRE CHIEN ET VOUS"

pour les "Dernières Nouvelles d'Alsace"

 

Vice Présidente
Responsable de l'antenne Rhône Alpes

Comportementaliste

 

Trésorière et secrétaire
Responsable de l'antenne Ile de France

Comportementaliste

Rédactrice de la rubrique "comportement"

de la revue "Molosses news"

contact :
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Tél: 03.88.48.87.85

le site du comportement canin : 
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le site de l'éducation canine :
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contact : kjersti.fanals@wanadoo.fr
Tél: 04.79.88.86.01

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contact : daniele.mirat@wanadoo.fr
Tél: 01.39.80.76.58

 

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vous connectant sur son site

 

Préparer l'arrivée de votre chiot à la maison

 

Vous avez acheté un jeune Colley et vous allez le ramener dans sa nouvelle maison. Il convient parfois d'aménager un peu les lieux pour le recevoir, voici quelques exemples de précautions à prendre :

 


§ Prévoir une place pour lui, avec un panier pas trop cher (il va grandir) et pas trop fragile (il va sûrement faire ses petites dents dessus) notez cependant, que les chiots préfèrent être " serrés " plutôt " qu'à l'aise ", gamelles, jouets, os à ronger etc..

 


§ Disposer les plantes hors de sa portée, (certains chiots affectionnent " le jardinage ", néfaste pour eux à cause de la toxicité de certains végétaux d'intérieur)

 


§ Protéger les bibelots précieux, ranger livres et CD qui peuvent être objets de sa curiosité dévorante !

§ Remiser les produits d'entretiens (toxiques une fois encore) y compris dans le garage (raticides, huiles, etc...), les produits utilisés pour le jardinage (désherbants, engrais, etc..)

§ Penser à isoler les fils électriques, il y a danger d'électrocution !


Hormis quelques aménagements pratiques prévisibles, il est sage et responsable de se mettre d'accord en famille, sur ce qui sera autorisé et interdit au chiot/chien plus tard. Si tout le monde s'en tient aux même règles avec le chiot, la vie en famille/meute a toutes les chances d'être harmonieuse (par exemple : ne rien lui donner à manger à table ; l'empêcher de sauter sur vous, car il est petit mais va devenir plutôt grand et il sera difficile de lui faire perdre cette mauvaise habitude ; ne pas l'autoriser à monter sur les fauteuils et les canapés, etc..)

 

Le chiot perdant tous ses anciens repères de vie, va réclamer toute votre attention. Afin de rendre plus douce la transition entre son élevage et chez vous nous vous proposons ci-dessous quelques conseils.

Prévoir du temps à lui accorder


Le chiot aura besoin de votre présence les premiers temps, il vient de quitter sa mère, sa fratrie, les personnes connues ; c'est inévitablement déstabilisant pour lui, surtout s'il n'a que 8 semaines (âge légal minimum d'achat d'un chiot).

Il lui faudra des règles de conduite à suivre, mais également des câlins et un entourage chaleureux pour l'aider à s'habituer à la vie dans son nouveau groupe familial.
Pourquoi ne pas profiter des vacances pour faire connaissance avec ce petit être ? Au départ, la solitude durant des journées entières pendant que vous êtes au travail, serait une situation difficile à vivre pour lui.

 

La journée du jeune chien est rythmée par de fréquentes périodes de sommeil entrecoupées de moments d'éveil. Ces repos, nécessaires à la poursuite de sa croissance, doivent être respectés par tous. Quand il sort de son panier on pourra l'inviter à sortir, à jouer, à être caressé…

Le plus important n'est pas forcément de lui consacrer des heures entières d'affilée, mais plutôt plusieurs moments de quelques minutes, dans la journée.


Le trajet en voiture de l'élevage à la maison


Si vous avez la possibilité de vous rendre à l'élevage avec un membre de votre famille ou avec un ami, le transport du chiot jusqu'à la maison sera plus aisé.
Votre petit compagnon se sentira mieux, tenu sur les genoux de son nouveau propriétaire, plutôt que laissé seul et ballottant sur la banquette arrière.
Les chiots voyageant en voiture pour la première fois (surtout si l'élevage d'où il sort ne les y a pas familiarisé auparavant) sont généralement mal à l'aise ; vomissement, diarrhées sont fréquents et révèlent leur stress. A ce propos, prévoyez avec l'éleveur que le chiot ne mange pas dans les heures qui précéderont votre voyage de retour en voiture. Votre jeune animal risquant d'associer longtemps par la suite, voiture avec malaises et vomissement, et redouter ce moyen de transport.
S'il venait à être malade durant le trajet, ne le dorlotez pas, banalisez les choses, de même s'il a peur, détournez le sur un " pouic " ou un jouet quelconque, vous éviterez ainsi de renforcer son malaise. Comprenez que caresser un chien qui a peur, n'a d'effet pour lui, que lui confirmer qu'il y a bien lieu d'avoir peur.
Une couverture pourra servir de refuge à votre petit Colley et protégera vos vêtements pendant le trajet. Les chiots s'attachent souvent à un objet (couverture, peluche…) qui les aide à surmonter l'épreuve de la séparation. Certains éleveurs donnent un bout de linge ou un jouet à ramener chez le nouveau maître; à l'inverse, vous pouvez proposer à l'éleveur d'apporter, quelques jours avant de prendre le chiot, un objet vous appartenant et portant vos odeurs. Celui-ci sera posé parmi les affaires de la petite meute et en sera de ce fait imprégné.

 


Prévoyez un collier et une laisse si la durée du trajet nécessite des arrêts pipi (toutes les heures). Un accident est si vite arrivé. Essayez de choisir un endroit un peu calme, pas à ras d'une intense circulation automobile ! vous ne réussiriez qu'à l'effrayer. Prenez votre temps, ce sont des moments uniques du commencement d'une longue relation.
Pensez aussi à une gamelle pour l'eau; l'éleveur vous aura peut-être proposé ce matériel.

Nourriture de transition


Avant de quitter l'élevage, informez-vous de ce que mange le chiot, et à quel rythme (beaucoup d'éleveurs prennent le soin de vous conseiller sur ce point). Attention au changement brusque de régime alimentaire qui pourrait provoquer des problèmes de digestion, voire de diarrhée et ajouter à son désarroi. La transition avec une autre nourriture ne devra se faire que plus tard et progressivement.


L'arrivée dans la maison

 


Toute votre famille sait probablement que vous avez fait l'acquisition d'un petit Colley.
Laissez ce dernier arriver dans le calme et la sérénité ; accordez lui le temps de faire connaissance avec son nouveau lieu de vie sans qu'il y ait foule autour de lui. N'invitez pas les grands-parents, les voisins et les amis le premier jour ! " Petite boule de poils " va rester avec vous pendant plusieurs années, et tout le monde aura la possibilité de le voir et le câliner plus tard.

Dès son entrée dans l'habitat, montrez à votre chiot la place que vous lui avez réservée : un endroit au calme, éloigné des lieux de passage. Ce coin lui servira de refuge ; il s'y reposera sans que personne ne vienne le déranger (soyez ferme avec les enfants sur ce point).


Une fois que le chiot a trouvé sa place dans la maison, il commencera à explorer les lieux que vous comptez lui laisser occuper. Cette étape se fera à sa vitesse, il ne faut surtout pas brusquer les choses. S'il a peur, laissez-lui du temps, il doit se sentir en sécurité pour visiter. Une invitation douce et calme l'incitera peut-être à venir plus loin, mais respectez son rythme. Si vous voyez qu'il se met à trembler et pleurer, ramenez-le dans un endroit plus familier pour lui, par ex. le point du départ. Modérez les enfants, si vous en avez, faites leur comprendre que leur petit Colley n'est pas une peluche, qu'il est, pour le moment, un bébé un peu apeuré et qu'il doit être respecté.

Le fait d'uriner par terre pendant l'exploration peut avoir un effet rassurant sur le chiot. De cette manière il se soulage d'une émotion, d'une tension éprouvée, pour ensuite continuer plus tranquillement sa balade. Donc s'il fait pipi mettez-le dehors sans le gronder. Le tout petit n'est pas encore en mesure de contrôler ses sphincters. Il ne comprendrait pas si vous le disputiez. Lui apprendre la propreté, vous demandera du temps, de la patience et de ne pas commettre de maladresse ; quelques conseils vous aideront à réussir ce premier apprentissage difficile, dans une page à venir.

Pour ses repas, là aussi régularité, calme et tranquillité. Un chiot (et plus tard le chien) qui mange, ne doit pas être dérangé, sa gamelle ne doit pas lui être reprise quand on l'a lui a donnée ; Et de suite après chaque repas, petite sortie besoins naturels. Notez que l'élimination est presque automatique chez le chiot après les repas, les séances de jeux, les pauses sommeil. C'est bon à se rappeler pour faciliter l'apprentissage de la propreté.
Surveillez-le étroitement tout au long de sa découverte de son nouvel environnement, et s'il venait à " faire une bêtise ", pas de punition, pas de brutalité, mais une voix ferme avec un NON sonore, associé à son nom suffiront.
Patience avec lui, indulgence aussi, et vous faciliterez ainsi tous les futurs apprentissages en instaurant sa confiance en vous.


Accueil

Texte de Kjersti Fanals et Danièle Mirat, comportementalistes, pour l'association " C.A.D. Chiens d'Aujourd'hui et de demain" http://associationcad.fr.st

 

Dès les premiers jours à la maison,
les bonnes habitudes:

§ L 'espace permis au chiot, tout l'espace pour les humains
§ les maladresses à ne pas commettre
§ L'apprentissage de la propreté

 

 

Règle d'or avec votre petit Colley : être clairement les chefs de la famille/meute.


La mère a le respect de ses chiots et régule leurs comportements. Elle impose un ordre hiérarchique avec sa dominance, et apprend à ses petits ce qui est permis et ce qui ne l'est pas.

Vous avez acheté un jeune Colley et allez le ramener dans sa nouvelle maison. En reproduisant ce mode de fonctionnement, il est possible de réussir la bonne intégration du chien dans la famille.

Dès les premiers instants avec vous à la maison, le chiot est capable de repérer la place hiérarchique qui doit lui être imposée, pour sa tranquillité intérieure et celle de tous. Si vous ne savez pas immédiatement tenir la place de chef face à lui, votre chiot va essayer de la tenir lui-même. Mieux vaut donc de suite désamorcer toute velléité de sa part, de vouloir vous imposer quoi que ce soit. Dans un groupe de chiens, certains individus " fortes têtes " (surtout les mâles) s'y entendent pour diriger les autres, et imposer leur loi. Il se peut que votre petit Colley essaie d'en faire autant si vous êtes permissifs, et ce malgré son jeune âge.


Laissez-le tout découvrir à son rythme et veillez à ne pas autoriser ce qui sera interdit plus tard.

Ne brusquez pas un chiot désorienté, peureux ou réticent, donnez-lui le temps de s'adapter et rendez ludique l'abord de toute chose nouvelle.

Prévoyez une place pour lui, avec un panier pas trop cher (il va grandir) et pas trop fragile (il va sûrement faire ses petites dents dessus ; gamelles, jouets, os à ronger etc..

C'est là qu'il pourra se reposer, et cet endroit devra être respecté de tous, surtout des enfants. Votre responsabilité sera de leur apprendre à ne pas déranger le chiot quand il dort, quand il mange, quand il s'occupe seul avec un de ses jouets ou un os à ronger.

Même chose pour le chiot : il ne peut pas savoir ce qu'il est possible de faire ou pas, vous devez-le-lui apprendre également. Pour lui, c'est naturel de prendre en gueule et explorer toute chose nouvelle, ne le laissez donc pas sans surveillance les premiers jours. Vous pouvez ainsi réprimer toute activité " dévorante " dès que vous le surprenez, et le détourner sur un de ses jouets.

Il est bien préférable de se réserver quelques jours de congés pour accueillir le petit Colley, et lui apprendre patiemment ce que vous allez lui autoriser et ce qui lui sera interdit.

A le recevoir dans la hâte d'une fin de semaine, pour le laisser seul livré à lui-même sans repères dès le lundi matin, vous vous exposez à des destructions et aboiements qui ne seront qu'expressions de son désarroi. Vous vous engagez pour plus d'une dizaine d'années, dans une relation qui aura la couleur que vous lui aurez donnée au début. Si vous n'en prenez pas le temps, cette relation risque d'être difficile à vivre.


Être soi-même " Alpha " pour clairement positionner hiérarchiquement son petit Colley.

Dans un groupe de chiens ou de loups émerge toujours un chef qui impose sa loi. Les règles de la vie en meute sont observées par chacun et les privilèges dont jouit ce dominant (cet " Alpha ") le font repérer et respecter de tous.

Il suffit donc de connaître tous les privilèges d'un " Alpha ", de les réserver à tous les humains, et signifier ainsi clairement à son chiot sa place de subordonné.

Cette place de dominant doit être tenue avec fermeté par les adultes dans la maison, avec constance, patience et accord complet des uns et des autres. Autoriser au chiot ce que d'autres membres de la famille lui interdisent, ruine les efforts de tous. Alors gare à vous, car " petite boule de poils " devenu grand ne rendra pas si facilement les privilèges qu'il aura obtenus de certains. Il est si difficile de reprendre la dominance à un compagnon qui l'a imposée à ses maîtres ! Mieux vaut donc s'informer des règles d'une vie en famille/meute, pour mettre en place tout de suite le bon ordre dans la maison.
Notez que la maîtresse comme le maître doit avoir l'ascendant sur le chiot. La tâche de l'éducation quotidienne du petit animal, ne peut être laissée au seul maître. Ex : en son absence il faut que le chiot ne devienne pas incontrôlable et rétif à toute commande de sa maîtresse.

En revanche, cette responsabilité ne peut pas être confiée à un enfant, qui ne doit qu'observer les règles que vous imposerez pour la vie de tout le groupe. Quant aux moments de jeux que vous déciderez de faire partager aux enfants avec le chiot, ils doivent se dérouler en votre présence et sous votre contrôle ; dès qu'il y a trop grande agitation, rétablissez le calme et ne laissez pas le chien entrer (et les enfants avec) dans une surexcitation, qui pourrait faire dégénérer les jeux, en bagarres avec brutalités de part et d'autre. Le chiot a des dents et ses morsures peuvent être sévères sur le corps d'un jeune enfant.

 

1) l'organisation de l'espace de vie de tous, et la place du petit chien.

Comme tout dominant, les humains de la maisonnée peuvent occuper tout l'espace de vie, avoir accès à toutes les pièces, entrer et ressortir, bref, aller et venir à leur guise en invitant ou non le chiot à venir avec eux.

Comme tout subordonné, le chiot ne doit se voir accorder qu'un accès limité, et donc ne pas être autorisé à occuper ni certaines pièces, ni certains endroits de celles qui lui sont ouvertes. En lui refusant chambres, salle à manger et salle de bains par exemple, vous lui signifiez votre dominance manifeste. Même chose si vous ne lui permettez pas de se coucher dans les couloirs, passages de portes ou bas d'escaliers qui sont des endroits stratégiques pour mieux contrôler les allées et venues de tous. Le laisser exercer ce contrôle est déjà lui proposer un avantage, vous ne pouvez donc pas tolérer qu'il reste dans ces endroits ; ne pas l'enjamber ou le contourner non plus lors de vos déplacements, et à terme le chien se poussera systématiquement à votre approche, non pas de peur mais de respect.
La configuration de certains petits appartements ne facilitent pas le respect de ces règles ; essayez alors seulement que le chiot ne se tienne pas dans les passages.
Pour sortir et entrer dans la maison, apprenez-lui tout de suite à vous suivre et non pas vous précéder pour franchir les portes, car les dominants sont toujours ceux qui ouvrent la marche et les subordonnés ceux qui suivent.
Installez son panier dans un endroit calme et retiré, vous lui signifiez qu'il n'a pas à gérer quoi que ce soit des occupations de chacun, et c'est par contre lui offrir une place tranquille où il peut s'isoler pour se reposer.
Beaucoup de chiots, auront besoin que vous leur rendiez cette place attractive ; quelques fois, celle-ci ne les intéresse justement pas ! Pour cela attirez le chiot par le jeu jusqu'à ce panier, gratifiez le quand il y est avec caresses et pourquoi pas friandises au début.

Ne le laissez pas présider (et donc s'agiter) à toute arrivée ou sortie de visiteur, et vous lui signifiez ainsi que vous êtes seuls maîtres de votre espace de vie.

Il est donc souhaitable dès les premiers jours de ne dire ni " bonjour " ni " au revoir " à son chiot. Cela pour 2 avantages majeurs : celui de ne pas le voir sauter sur vous (ou vos visiteurs) pour le " bonjour ", et celui de ne pas lui faire associer votre absence à votre " au revoir ". c'est très flatteur quand le chiot s'agite, frétille, jappe et vous " reconnaît ", mais les sauts associés à cette joie risquent, quand il sera grand, de vous sembler moins agréables et seront difficiles à réprimer. Si les pattes du chiot ne gênent pas ceux qui portent des jeans à la maison, qu'ils pensent aux femmes en collants, ainsi qu'aux enfants qui seront griffés brutalement.

Ignorer toute manifestation d'agitation vous met en posture de dominance face au chiot, car répondre à ses débordements de joie en le flattant de la voix et des gestes n'est rien moins que " d'obéir " à sa demande de contacts, et le laisser décider lui-même de ce que vous êtes en train de faire !

Par contre, quelques secondes après votre arrivée, quand il est calme, invitez votre petit Colley à venir vers vous pour lui faire la fête, et cela vous met en posture de décideur. Pour lui c'est alors le sommet du bonheur, il accourt et c'est la joie du maître et du chien. Il y a d'autres petits avantages à faire de vos allées et venues des mouvements banals, comme ceux d'éviter les vocalisations et mictions qui accompagnent souvent la surexcitation des chiots, ainsi que les mordillements qui doivent être réprimés absolument.

Dans une meute, les subordonnés ne peuvent pas occuper les places de repos des dominants, vous avez intérêt sans attendre, à faire observer chez vous cette règle à votre chiot. Evitez de le laisser s'installer sur les places en hauteur comme chaises, canapés ou fauteuils, sinon, il serait maladroitement en posture de croire que vous lui offrez la place de supérieur hiérarchique. S'il commence à poser ses pattes avant sur le canapé, faites immédiatement savoir votre désaccord avec un NON ! FERME ET SONORE et proposez-lui par le jeu, d'aller à son panier. Si vous permettez un tel privilège une seule fois, vous vous exposez à ce qu'il vous harcèle pour s'en faire une habitude.

 

2) la gestion de la nourriture

Les repas sont un moment clé où vous pouvez par votre conduite, vous positionner clairement en dominant par rapport au chiot. Il est capital que le jeune chien soit nourri après les humains et qu'il mange ensuite seul, tranquille et " sans public ". Méfiez-vous du chiot qui ne mangerait pas toute sa gamelle et ne restez surtout pas près de lui pour qu'il la finisse ! vous lui signifieriez qu'en bon dominé vous regardez votre supérieur hiérarchique manger !! il essaie par cette attitude, de vous imposer sa dominance et ne se contentera pas d'en rester là.
D'autres de ses comportements tendront sans doute vers le même but, cela doit vous alerter et vous commander de n'être pas permissif avec un tel chiot. Au bout d'1/4 d'heure retirez la gamelle vidée ou non, et recommencez la même chose au prochain repas. Il ne se laissera pas mourir de faim et va rapidement comprendre qui décide ce qu'il mange, où et quand.
Le chiot peut assister aux repas des propriétaires, toute quête devant être ignorée et surtout pas " récompensée " maladroitement avec un petit quelque chose ! faites-lui prendre l'habitude d'aller dans son panier, si justement celui-ci est dans la cuisine.

3) Habituer progressivement le chiot à la solitude.

Pour une absence, sans crainte que le chiot n'aboie ou ne détruise, apprenez-lui à rester un peu seul dans son panier avec ses jouets, dans une pièce où rien ne sera à sa portée. D'abord commencez cet exercice quand vous êtes dans d'autres pièces, en ignorant ses éventuels gémissements. Ne pas répondre du tout aux premières plaintes du chiot est de loin le meilleur moyen pour qu'il se lasse. Même un ordre de loin de se taire, reste un encouragement involontaire à continuer. Quand vous aurez obtenu ainsi qu'il sache rester seul et calme quand vous êtes dans une autre pièce, vous pourrez petit à petit vous absenter de la maison pour de courtes durées. Il lui deviendra possible progressivement de vous attendre sans stress, lorsque vous serez absent plus longtemps. Les dominants d'un groupe vont et viennent librement, le chiot ne se sentira donc pas frustré s'il n'est pas emmené lors de vos sorties.

 

4) Commander toute interaction avec son chiot.

Vous ne pouvez permettre au chiot d'interrompre ou d'envahir votre activité. Cela lui signifierait que vous acceptez qu'il décide ce que vous devez faire avec lui à ce moment ; cela reviendrait à " obéir " à sa demande de jeux, de caresses ou simplement d'attention.
Plus tard, parce que vous serez occupés à lire, à regarder la télévision, à converser avec vos amis venus chez vous ou au téléphone, votre chien s'interposerait en secousses sur vos bras, pattes sur vos jambes ou aboiements commandant la cessation de votre occupation. Même but pour le chiot qui s'agite en vous apportant son jouet. Ces tentatives du chiot de vous imposer sa volonté devront être réprimées, et vous devez leur opposer différentes réponses ; pour les aboiements le mieux est de les ignorer et d'isoler le chiot sans même lui accorder un regard (regard qui serait déjà une " réponse " d'attention) ; pour les secousses sur vos bras, ses pattes ou sa tête sur vos cuisses, le mieux est de s'y soustraire toujours sans le regarder : il peut rester près de vous mais sans vous entraver ni vous coller. Le repousser de la main ne serait pas la meilleure réponse, car trop gratifiante par le contact que le chiot obtient ainsi, elle renforce involontairement son comportement .
Ne pensez pas que votre chiot est des plus affectueux, il veut d'abord et avant tout essayer de vous contrôler.

Toutes ces recommandations ne veulent pas dire qu'il ne faut qu'ignorer ou isoler son petit Colley.
Bien au contraire, il a besoin de toute votre attention, de caresses, de jeux, de promenades. Donnez-les lui impérativement quand VOUS les décidez, dès que votre chiot est paisible. Ainsi, vous serez ceux qui ne gratifient pas l'agitation et les quémandes diverses.

Par toutes vos attitudes, votre relation avec votre chiot sera ainsi clairement pour lui sous votre dominance, pour son plus grand confort et celui de toute la famille.

L'apprentissage de la propreté

Premier apprentissage important qu'il ne faut surtout pas rater;
pour une première raison évidente, c'est que plus vite vous lâcherez la serpillière, plus vite vous serez tranquille;
aussi parce que c'est le moment, pour la première fois avec votre chiot, d'exercer calme, patience, talent et détermination pour lui apprendre ce que vous attendez de lui.
Vous pouvez installer sa confiance en vous, si vous parvenez à vous faire comprendre de lui et en obtenez sa propreté;
si par contre vous vous faites mal comprendre et deviez employer quelque manière forte, vous allez déjà le porter à vous craindre et vous considérer imprévisible, ce qui ne favorise jamais les apprentissages
Un chiot, si vous l'accueillez à 8 semaines, est déjà "propre" d'une certaine manière, car il ne faisait plus ses besoins dans le nid avec sa mère et ses frères et sœurs. Tant qu'il tétait le lait de sa mère et que c'était elle qui provoquait l'élimination elle en absorbait les produits, et ainsi tenait le couchage propre. Dès que le chiot commence à manger de la nourriture solide, la mère n'ingérant plus ses déjections, il va faire ses besoins aux abords du nid, et non plus dedans. Il s'agit maintenant pour vous, d'élargir jusque dehors, l'espace entre le nid où couche votre chiot et l'endroit où il peut se soulager.

Tout apprentissage qu'a fait le chiot avec sa mère, était basé sur une "technique canine", éprouvée et très simple; cela est permis, rien alors ne se passe, ce comportement n'est pas découragé, la mère laisse faire ou même encourage avec léchouilles et secousses tendres; ou bien cela n'est pas permis, et là, la mère décourage ce comportement en grondant, secouant rudement ou même mordant son chiot en l'immobilisant.
À vous maintenant d'employer cette même "technique canine" à laquelle le chiot obéissait facilement car elle lui était compréhensible.
Vous prenez sur le fait (et jamais un instant plus tard) votre jeune animal en train de se soulager sur votre belle moquette: faites savoir immédiatement votre mécontentement avec un NON!! sonore, saisissez le (un peu) rudement et emportez-le dehors pour -si possible, obtenir le reste dehors. Et bien sûr dès qu'il a fait où c'est permis, félicitez vivement, montrez votre approbation avec un OUIIIIII sonore et joyeux et de nombreuses caresses, afin qu'il comprenne que c'est exactement ce que vous attendez de lui.
Attention qu'un chiot n'a pas, avant au moins 5 mois, la pleine capacité de se retenir longuement, ses sphincters ne le lui permettent pas. Soyez donc un peu indulgents, le temps qu'il grandisse.

Si vous ne prenez pas votre chiot juste sur le fait, ne surtout pas le gronder et encore moins le frapper ou lui infliger la trop fâcheuse (et trop pratiquée) punition de lui mettre la truffe dedans; cela ne lui sert à rien d'autre qu'à vous craindre sans comprendre, car il n'associera pas son action de se soulager d'il y a quelques instants et votre soudaine colère. Le chien n'a pas la capacité d'associer son action passée (son pipi) à votre réaction (de colère) présente. L'attitude penaude, craintive, qu'il adoptera à chacun de vos accès de fureur quand vous surprendrez une marre de pipi dans la maison, ne sera (en langage chien) que celle du dominé qui s'aplatit face au dominant furieux pour réclamer son apaisement. L'idée (tenace, sotte et bien anthropomorphique), qu'il "se sait coupable" et demande pardon ne doit pas vous effleurer, elle est FAUSSE !
Contentez-vous de ramasser ou éponger hors de sa présence, et dites-vous que plus vous ferez preuve de patience et clémence, plus les choses iront vite. Vitupérer sur le chiot ne fera que le désorienter. Réservez-lui les pièces carrelées, en ne retenant pas "l'option journal ou serpillière faite pour aller là", car cela voudra donc dire que c'est permis de faire son pipi ou sa crotte dans la maison (!) or on cherche précisément à lui faire comprendre le contraire..........! Un nettoyage à l'eau vinaigrée étant préférable à l'eau de javel dont l'odeur l'inciterait à recommencer à cet endroit là.

Pour faciliter cet apprentissage délicat, retenez que le chiot se soulage généralement après avoir mangé, après une partie de jeu ou dès qu'il se lève d'une de ses nombreuses siestes, donc si vous le pouvez, sortez le immédiatement après chaque repas et siestes. Egalement, si vous le voyez tourner, nez à ras du sol, en couinant quelques fois, c'est peut-être un signe qu'il éprouve le besoin de se soulager. Choisissez des lieux de verdures un peu tranquilles, pas trop souillés de déjections canines, surtout avant les derniers vaccins, et n'oubliez pas de ramasser si vous êtes en ville, pour contribuer à faire aimer les chiens de ceux qui n'en ont pas. Préférez un peu toujours les mêmes endroits au début, pour qu'il s'y familiarise, et finisse par s'y sentir assez bien et rassuré pour y faire ses besoins.

Prévoyez de lui laisser le temps de renifler, gambader, ne le pressez nullement par vos attitudes impatientes qu'il va percevoir finement et qui n'aboutiraient qu'à le stresser, et certainement pas à se soulager rapidement. Il se pourrait qu'agacé et lassé vous rentriez n'ayant pas obtenu dehors le pipi si ardemment souhaité, pour voir votre chiot s'exécuter dès le retour à la maison!! Eh oui, c'est tellement plus rassurant et tranquille chez soi !

Soyez indulgent avec votre chiot, il est jeune, il ne demande qu'à apprendre, et il saura bien vous rendre tout le temps et la compréhension dont vous aurez fait preuve avec lui.
En dernier point, n'oubliez jamais que s'il est indispensable de bien faire savoir à votre chiot ce que vous ne tolérez pas de lui avec des " NON " sonores et convaincants, il est tout aussi indispensable de bien lui faire savoir avec des " OUI " sonores et enjoués qu'il a répondu juste à vos attentes. Cela, nous ne le dirons jamais assez !

 

Textes de Danièle Mirat et Kjersti Fanals comportementalistes ; association CAD http://associationcad.fr.st