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Préparer
l'arrivée de votre chiot à la maison
Vous avez
acheté un jeune Colley et vous allez le ramener dans sa
nouvelle maison. Il convient parfois d'aménager un peu les
lieux pour le recevoir, voici quelques exemples de précautions
à prendre :
§ Prévoir une place pour lui, avec un panier pas trop cher (il
va grandir) et pas trop fragile (il va sûrement faire ses
petites dents dessus) notez cependant, que les chiots préfèrent
être " serrés " plutôt " qu'à l'aise ",
gamelles, jouets, os à ronger etc..
§ Disposer les plantes hors de sa portée, (certains chiots
affectionnent " le jardinage ", néfaste pour eux à
cause de la toxicité de certains végétaux d'intérieur)
§ Protéger les bibelots précieux, ranger livres et CD qui
peuvent être objets de sa curiosité dévorante !
§ Remiser les produits d'entretiens (toxiques une fois encore)
y compris dans le garage (raticides, huiles, etc...), les
produits utilisés pour le jardinage (désherbants, engrais,
etc..)
§ Penser à isoler les fils électriques, il y a danger d'électrocution
!
Hormis quelques aménagements pratiques prévisibles, il est
sage et responsable de se mettre d'accord en famille, sur ce qui
sera autorisé et interdit au chiot/chien plus tard. Si tout le
monde s'en tient aux même règles avec le chiot, la vie en
famille/meute a toutes les chances d'être harmonieuse (par
exemple : ne rien lui donner à manger à table ; l'empêcher de
sauter sur vous, car il est petit mais va devenir plutôt grand
et il sera difficile de lui faire perdre cette mauvaise habitude
; ne pas l'autoriser à monter sur les fauteuils et les canapés,
etc..)
Le chiot
perdant tous ses anciens repères de vie, va réclamer toute
votre attention. Afin de rendre plus douce la transition entre
son élevage et chez vous nous vous proposons ci-dessous
quelques conseils.
Prévoir
du temps à lui accorder
Le chiot aura besoin de votre présence les premiers temps, il
vient de quitter sa mère, sa fratrie, les personnes connues ;
c'est inévitablement déstabilisant pour lui, surtout s'il n'a
que 8 semaines (âge légal minimum d'achat d'un chiot).
Il lui faudra des règles de conduite à suivre, mais également
des câlins et un entourage chaleureux pour l'aider à
s'habituer à la vie dans son nouveau groupe familial.
Pourquoi ne pas profiter des vacances pour faire connaissance
avec ce petit être ? Au départ, la solitude durant des journées
entières pendant que vous êtes au travail, serait une
situation difficile à vivre pour lui.
La journée
du jeune chien est rythmée par de fréquentes périodes de
sommeil entrecoupées de moments d'éveil. Ces repos, nécessaires
à la poursuite de sa croissance, doivent être respectés par
tous. Quand il sort de son panier on pourra l'inviter à sortir,
à jouer, à être caressé…
Le plus important n'est pas forcément de lui consacrer des
heures entières d'affilée, mais plutôt plusieurs moments de
quelques minutes, dans la journée.
Le
trajet en voiture de l'élevage à la maison
Si vous avez la possibilité de vous rendre à l'élevage avec
un membre de votre famille ou avec un ami, le transport du chiot
jusqu'à la maison sera plus aisé.
Votre petit compagnon se sentira mieux, tenu sur les genoux de
son nouveau propriétaire, plutôt que laissé seul et
ballottant sur la banquette arrière.
Les chiots voyageant en voiture pour la première fois (surtout
si l'élevage d'où il sort ne les y a pas familiarisé
auparavant) sont généralement mal à l'aise ; vomissement,
diarrhées sont fréquents et révèlent leur stress. A ce
propos, prévoyez avec l'éleveur que le chiot ne mange pas dans
les heures qui précéderont votre voyage de retour en voiture.
Votre jeune animal risquant d'associer longtemps par la suite,
voiture avec malaises et vomissement, et redouter ce moyen de
transport.
S'il venait à être malade durant le trajet, ne le dorlotez
pas, banalisez les choses, de même s'il a peur, détournez le
sur un " pouic " ou un jouet quelconque, vous éviterez
ainsi de renforcer son malaise. Comprenez que caresser un chien
qui a peur, n'a d'effet pour lui, que lui confirmer qu'il y a
bien lieu d'avoir peur.
Une couverture pourra servir de refuge à votre petit Colley et
protégera vos vêtements pendant le trajet. Les chiots
s'attachent souvent à un objet (couverture, peluche…) qui les
aide à surmonter l'épreuve de la séparation. Certains éleveurs
donnent un bout de linge ou un jouet à ramener chez le nouveau
maître; à l'inverse, vous pouvez proposer à l'éleveur
d'apporter, quelques jours avant de prendre le chiot, un objet
vous appartenant et portant vos odeurs. Celui-ci sera posé
parmi les affaires de la petite meute et en sera de ce fait imprégné.
Prévoyez un collier et une laisse si la durée du trajet nécessite
des arrêts pipi (toutes les heures). Un accident est si vite
arrivé. Essayez de choisir un endroit un peu calme, pas à ras
d'une intense circulation automobile ! vous ne réussiriez qu'à
l'effrayer. Prenez votre temps, ce sont des moments uniques du
commencement d'une longue relation.
Pensez aussi à une gamelle pour l'eau; l'éleveur vous aura
peut-être proposé ce matériel.
Nourriture
de transition

Avant de quitter l'élevage, informez-vous de ce que mange le
chiot, et à quel rythme (beaucoup d'éleveurs prennent le soin
de vous conseiller sur ce point). Attention au changement
brusque de régime alimentaire qui pourrait provoquer des problèmes
de digestion, voire de diarrhée et ajouter à son désarroi. La
transition avec une autre nourriture ne devra se faire que plus
tard et progressivement.
L'arrivée
dans la maison
Toute votre famille sait probablement que
vous avez fait l'acquisition d'un petit Colley.
Laissez ce dernier arriver dans le calme et la sérénité ;
accordez lui le temps de faire connaissance avec son nouveau
lieu de vie sans qu'il y ait foule autour de lui. N'invitez pas
les grands-parents, les voisins et les amis le premier jour !
" Petite boule de poils " va rester avec vous pendant
plusieurs années, et tout le monde aura la possibilité de le
voir et le câliner plus tard.
Dès son entrée dans l'habitat, montrez à votre chiot la place
que vous lui avez réservée : un endroit au calme, éloigné
des lieux de passage. Ce coin lui servira de refuge ; il s'y
reposera sans que personne ne vienne le déranger (soyez ferme
avec les enfants sur ce point).

Une fois que le chiot a trouvé sa place dans la maison, il
commencera à explorer les lieux que vous comptez lui laisser
occuper. Cette étape se fera à sa vitesse, il ne faut surtout
pas brusquer les choses. S'il a peur, laissez-lui du temps, il
doit se sentir en sécurité pour visiter. Une invitation douce
et calme l'incitera peut-être à venir plus loin, mais
respectez son rythme. Si vous voyez qu'il se met à trembler et
pleurer, ramenez-le dans un endroit plus familier pour lui, par
ex. le point du départ. Modérez les enfants, si vous en avez,
faites leur comprendre que leur petit Colley n'est pas une
peluche, qu'il est, pour le moment, un bébé un peu apeuré et
qu'il doit être respecté.
Le fait d'uriner par terre pendant l'exploration peut avoir un
effet rassurant sur le chiot. De cette manière il se soulage
d'une émotion, d'une tension éprouvée, pour ensuite continuer
plus tranquillement sa balade. Donc s'il fait pipi mettez-le
dehors sans le gronder. Le tout petit n'est pas encore en mesure
de contrôler ses sphincters. Il ne comprendrait pas si vous le
disputiez. Lui apprendre la propreté, vous demandera du temps,
de la patience et de ne pas commettre de maladresse ; quelques
conseils vous aideront à réussir ce premier apprentissage
difficile, dans une page à venir.
Pour ses repas, là aussi régularité, calme et tranquillité.
Un chiot (et plus tard le chien) qui mange, ne doit pas être dérangé,
sa gamelle ne doit pas lui être reprise quand on l'a lui a donnée
; Et de suite après chaque repas, petite sortie besoins
naturels. Notez que l'élimination est presque automatique chez
le chiot après les repas, les séances de jeux, les pauses
sommeil. C'est bon à se rappeler pour faciliter l'apprentissage
de la propreté.
Surveillez-le étroitement tout au long de sa découverte de son
nouvel environnement, et s'il venait à " faire une bêtise
", pas de punition, pas de brutalité, mais une voix ferme
avec un NON sonore, associé à son nom suffiront.
Patience avec lui, indulgence aussi, et vous faciliterez ainsi
tous les futurs apprentissages en instaurant sa confiance en
vous.
Accueil
Texte de
Kjersti Fanals et Danièle Mirat, comportementalistes, pour
l'association " C.A.D. Chiens d'Aujourd'hui et de
demain" http://associationcad.fr.st
Dès les
premiers jours à la maison,
les bonnes habitudes:
§ L 'espace
permis au chiot, tout l'espace pour les humains
§ les maladresses à ne pas commettre
§ L'apprentissage de la propreté
Règle
d'or avec votre petit Colley : être clairement les chefs de la
famille/meute.
La mère a le respect de ses chiots et régule leurs
comportements. Elle impose un ordre hiérarchique avec sa
dominance, et apprend à ses petits ce qui est permis et ce qui
ne l'est pas.
Vous avez
acheté un jeune Colley et allez le ramener dans sa nouvelle
maison. En reproduisant ce mode de fonctionnement, il est
possible de réussir la bonne intégration du chien dans la
famille.
Dès les
premiers instants avec vous à la maison, le chiot est capable
de repérer la place hiérarchique qui doit lui être imposée,
pour sa tranquillité intérieure et celle de tous. Si vous ne
savez pas immédiatement tenir la place de chef face à lui,
votre chiot va essayer de la tenir lui-même. Mieux vaut donc de
suite désamorcer toute velléité de sa part, de vouloir vous
imposer quoi que ce soit. Dans un groupe de chiens, certains
individus " fortes têtes " (surtout les mâles) s'y
entendent pour diriger les autres, et imposer leur loi. Il se
peut que votre petit Colley essaie d'en faire autant si vous êtes
permissifs, et ce malgré son jeune âge.
Laissez-le tout découvrir à son
rythme et veillez à ne pas autoriser ce qui sera interdit plus
tard.
Ne brusquez
pas un chiot désorienté, peureux ou réticent, donnez-lui le
temps de s'adapter et rendez ludique l'abord de toute chose
nouvelle.
Prévoyez
une place pour lui, avec un panier pas trop cher (il va grandir)
et pas trop fragile (il va sûrement faire ses petites dents
dessus ; gamelles, jouets, os à ronger etc..
C'est là
qu'il pourra se reposer, et cet endroit devra être respecté de
tous, surtout des enfants. Votre responsabilité sera de leur
apprendre à ne pas déranger le chiot quand il dort, quand il
mange, quand il s'occupe seul avec un de ses jouets ou un os à
ronger.
Même chose
pour le chiot : il ne peut pas savoir ce qu'il est possible de
faire ou pas, vous devez-le-lui apprendre également. Pour lui,
c'est naturel de prendre en gueule et explorer toute chose
nouvelle, ne le laissez donc pas sans surveillance les premiers
jours. Vous pouvez ainsi réprimer toute activité " dévorante
" dès que vous le surprenez, et le détourner sur un de
ses jouets.
Il est bien
préférable de se réserver quelques jours de congés pour
accueillir le petit Colley, et lui apprendre patiemment ce que
vous allez lui autoriser et ce qui lui sera interdit.
A le
recevoir dans la hâte d'une fin de semaine, pour le laisser
seul livré à lui-même sans repères dès le lundi matin, vous
vous exposez à des destructions et aboiements qui ne seront
qu'expressions de son désarroi. Vous vous engagez pour plus
d'une dizaine d'années, dans une relation qui aura la couleur
que vous lui aurez donnée au début. Si vous n'en prenez pas le
temps, cette relation risque d'être difficile à vivre.
Être soi-même " Alpha
" pour clairement positionner hiérarchiquement son petit
Colley.
Dans un
groupe de chiens ou de loups émerge toujours un chef qui impose
sa loi. Les règles de la vie en meute sont observées par
chacun et les privilèges dont jouit ce dominant (cet "
Alpha ") le font repérer et respecter de tous.
Il suffit
donc de connaître tous les privilèges d'un " Alpha
", de les réserver à tous les humains, et signifier ainsi
clairement à son chiot sa place de subordonné.
Cette place
de dominant doit être tenue avec fermeté par les adultes dans
la maison, avec constance, patience et accord complet des uns et
des autres. Autoriser au chiot ce que d'autres membres de la
famille lui interdisent, ruine les efforts de tous. Alors gare
à vous, car " petite boule de poils " devenu grand ne
rendra pas si facilement les privilèges qu'il aura obtenus de
certains. Il est si difficile de reprendre la dominance à un
compagnon qui l'a imposée à ses maîtres ! Mieux vaut donc
s'informer des règles d'une vie en famille/meute, pour mettre
en place tout de suite le bon ordre dans la maison.
Notez que la maîtresse comme le maître doit avoir l'ascendant
sur le chiot. La tâche de l'éducation quotidienne du petit
animal, ne peut être laissée au seul maître. Ex : en son
absence il faut que le chiot ne devienne pas incontrôlable et rétif
à toute commande de sa maîtresse.
En revanche,
cette responsabilité ne peut pas être confiée à un enfant,
qui ne doit qu'observer les règles que vous imposerez pour la
vie de tout le groupe. Quant aux moments de jeux que vous déciderez
de faire partager aux enfants avec le chiot, ils doivent se dérouler
en votre présence et sous votre contrôle ; dès qu'il y a trop
grande agitation, rétablissez le calme et ne laissez pas le
chien entrer (et les enfants avec) dans une surexcitation, qui
pourrait faire dégénérer les jeux, en bagarres avec brutalités
de part et d'autre. Le chiot a des dents et ses morsures peuvent
être sévères sur le corps d'un jeune enfant.
1)
l'organisation de l'espace de vie de tous, et la place du petit
chien.
Comme tout
dominant, les humains de la maisonnée peuvent occuper tout
l'espace de vie, avoir accès à toutes les pièces, entrer et
ressortir, bref, aller et venir à leur guise en invitant ou non
le chiot à venir avec eux.
Comme tout
subordonné, le chiot ne doit se voir accorder qu'un accès
limité, et donc ne pas être autorisé à occuper ni certaines
pièces, ni certains endroits de celles qui lui sont ouvertes.
En lui refusant chambres, salle à manger et salle de bains par
exemple, vous lui signifiez votre dominance manifeste. Même
chose si vous ne lui permettez pas de se coucher dans les
couloirs, passages de portes ou bas d'escaliers qui sont des
endroits stratégiques pour mieux contrôler les allées et
venues de tous. Le laisser exercer ce contrôle est déjà lui
proposer un avantage, vous ne pouvez donc pas tolérer qu'il
reste dans ces endroits ; ne pas l'enjamber ou le contourner non
plus lors de vos déplacements, et à terme le chien se poussera
systématiquement à votre approche, non pas de peur mais de
respect.
La configuration de certains petits appartements ne facilitent
pas le respect de ces règles ; essayez alors seulement que le
chiot ne se tienne pas dans les passages.
Pour sortir et entrer dans la maison, apprenez-lui tout de suite
à vous suivre et non pas vous précéder pour franchir les
portes, car les dominants sont toujours ceux qui ouvrent la
marche et les subordonnés ceux qui suivent.
Installez son panier dans un endroit calme et retiré, vous lui
signifiez qu'il n'a pas à gérer quoi que ce soit des
occupations de chacun, et c'est par contre lui offrir une place
tranquille où il peut s'isoler pour se reposer.
Beaucoup de chiots, auront besoin que vous leur rendiez cette
place attractive ; quelques fois, celle-ci ne les intéresse
justement pas ! Pour cela attirez le chiot par le jeu jusqu'à
ce panier, gratifiez le quand il y est avec caresses et pourquoi
pas friandises au début.
Ne le
laissez pas présider (et donc s'agiter) à toute arrivée ou
sortie de visiteur, et vous lui signifiez ainsi que vous êtes
seuls maîtres de votre espace de vie.
Il est donc
souhaitable dès les premiers jours de ne dire ni " bonjour
" ni " au revoir " à son chiot. Cela pour 2
avantages majeurs : celui de ne pas le voir sauter sur vous (ou
vos visiteurs) pour le " bonjour ", et celui de ne pas
lui faire associer votre absence à votre " au revoir
". c'est très flatteur quand le chiot s'agite, frétille,
jappe et vous " reconnaît ", mais les sauts associés
à cette joie risquent, quand il sera grand, de vous sembler
moins agréables et seront difficiles à réprimer. Si les
pattes du chiot ne gênent pas ceux qui portent des jeans à la
maison, qu'ils pensent aux femmes en collants, ainsi qu'aux
enfants qui seront griffés brutalement.
Ignorer
toute manifestation d'agitation vous met en posture de dominance
face au chiot, car répondre à ses débordements de joie en le
flattant de la voix et des gestes n'est rien moins que "
d'obéir " à sa demande de contacts, et le laisser décider
lui-même de ce que vous êtes en train de faire !
Par contre,
quelques secondes après votre arrivée, quand il est calme,
invitez votre petit Colley à venir vers vous pour lui faire la
fête, et cela vous met en posture de décideur. Pour lui c'est
alors le sommet du bonheur, il accourt et c'est la joie du maître
et du chien. Il y a d'autres petits avantages à faire de vos
allées et venues des mouvements banals, comme ceux d'éviter
les vocalisations et mictions qui accompagnent souvent la
surexcitation des chiots, ainsi que les mordillements qui
doivent être réprimés absolument.
Dans une
meute, les subordonnés ne peuvent pas occuper les places de
repos des dominants, vous avez intérêt sans attendre, à faire
observer chez vous cette règle à votre chiot. Evitez de le
laisser s'installer sur les places en hauteur comme chaises,
canapés ou fauteuils, sinon, il serait maladroitement en
posture de croire que vous lui offrez la place de supérieur hiérarchique.
S'il commence à poser ses pattes avant sur le canapé, faites
immédiatement savoir votre désaccord avec un NON ! FERME ET
SONORE et proposez-lui par le jeu, d'aller à son panier. Si
vous permettez un tel privilège une seule fois, vous vous
exposez à ce qu'il vous harcèle pour s'en faire une habitude.
2) la
gestion de la nourriture
Les repas
sont un moment clé où vous pouvez par votre conduite, vous
positionner clairement en dominant par rapport au chiot. Il est
capital que le jeune chien soit nourri après les humains et
qu'il mange ensuite seul, tranquille et " sans public
". Méfiez-vous du chiot qui ne mangerait pas toute sa
gamelle et ne restez surtout pas près de lui pour qu'il la
finisse ! vous lui signifieriez qu'en bon dominé vous regardez
votre supérieur hiérarchique manger !! il essaie par cette
attitude, de vous imposer sa dominance et ne se contentera pas
d'en rester là.
D'autres de ses comportements tendront sans doute vers le même
but, cela doit vous alerter et vous commander de n'être pas
permissif avec un tel chiot. Au bout d'1/4 d'heure retirez la
gamelle vidée ou non, et recommencez la même chose au prochain
repas. Il ne se laissera pas mourir de faim et va rapidement
comprendre qui décide ce qu'il mange, où et quand.
Le chiot peut assister aux repas des propriétaires, toute quête
devant être ignorée et surtout pas " récompensée "
maladroitement avec un petit quelque chose ! faites-lui prendre
l'habitude d'aller dans son panier, si justement celui-ci est
dans la cuisine.

3) Habituer
progressivement le chiot à la solitude.
Pour une
absence, sans crainte que le chiot n'aboie ou ne détruise,
apprenez-lui à rester un peu seul dans son panier avec ses
jouets, dans une pièce où rien ne sera à sa portée. D'abord
commencez cet exercice quand vous êtes dans d'autres pièces,
en ignorant ses éventuels gémissements. Ne pas répondre du
tout aux premières plaintes du chiot est de loin le meilleur
moyen pour qu'il se lasse. Même un ordre de loin de se taire,
reste un encouragement involontaire à continuer. Quand vous
aurez obtenu ainsi qu'il sache rester seul et calme quand vous
êtes dans une autre pièce, vous pourrez petit à petit vous
absenter de la maison pour de courtes durées. Il lui deviendra
possible progressivement de vous attendre sans stress, lorsque
vous serez absent plus longtemps. Les dominants d'un groupe vont
et viennent librement, le chiot ne se sentira donc pas frustré
s'il n'est pas emmené lors de vos sorties.
4) Commander
toute interaction avec son chiot.
Vous ne
pouvez permettre au chiot d'interrompre ou d'envahir votre
activité. Cela lui signifierait que vous acceptez qu'il décide
ce que vous devez faire avec lui à ce moment ; cela reviendrait
à " obéir " à sa demande de jeux, de caresses ou
simplement d'attention.
Plus tard, parce que vous serez occupés à lire, à regarder la
télévision, à converser avec vos amis venus chez vous ou au téléphone,
votre chien s'interposerait en secousses sur vos bras, pattes
sur vos jambes ou aboiements commandant la cessation de votre
occupation. Même but pour le chiot qui s'agite en vous
apportant son jouet. Ces tentatives du chiot de vous imposer sa
volonté devront être réprimées, et vous devez leur opposer
différentes réponses ; pour les aboiements le mieux est de les
ignorer et d'isoler le chiot sans même lui accorder un regard
(regard qui serait déjà une " réponse "
d'attention) ; pour les secousses sur vos bras, ses pattes ou sa
tête sur vos cuisses, le mieux est de s'y soustraire toujours
sans le regarder : il peut rester près de vous mais sans vous
entraver ni vous coller. Le repousser de la main ne serait pas
la meilleure réponse, car trop gratifiante par le contact que
le chiot obtient ainsi, elle renforce involontairement son
comportement .
Ne pensez pas que votre chiot est des plus affectueux, il veut
d'abord et avant tout essayer de vous contrôler.
Toutes ces
recommandations ne veulent pas dire qu'il ne faut qu'ignorer ou
isoler son petit Colley.
Bien au contraire, il a besoin de toute votre attention, de
caresses, de jeux, de promenades. Donnez-les lui impérativement
quand VOUS les décidez, dès que votre chiot est paisible.
Ainsi, vous serez ceux qui ne gratifient pas l'agitation et les
quémandes diverses.
Par toutes
vos attitudes, votre relation avec votre chiot sera ainsi
clairement pour lui sous votre dominance, pour son plus grand
confort et celui de toute la famille.
L'apprentissage
de la propreté
Premier
apprentissage important qu'il ne faut surtout pas rater;
pour une première raison évidente, c'est que plus vite vous lâcherez
la serpillière, plus vite vous serez tranquille;
aussi parce que c'est le moment, pour la première fois avec
votre chiot, d'exercer calme, patience, talent et détermination
pour lui apprendre ce que vous attendez de lui.
Vous pouvez installer sa confiance en vous, si vous parvenez à
vous faire comprendre de lui et en obtenez sa propreté;
si par contre vous vous faites mal comprendre et deviez employer
quelque manière forte, vous allez déjà le porter à vous
craindre et vous considérer imprévisible, ce qui ne favorise
jamais les apprentissages
Un chiot, si vous l'accueillez à 8 semaines, est déjà
"propre" d'une certaine manière, car il ne faisait
plus ses besoins dans le nid avec sa mère et ses frères et sœurs.
Tant qu'il tétait le lait de sa mère et que c'était elle qui
provoquait l'élimination elle en absorbait les produits, et
ainsi tenait le couchage propre. Dès que le chiot commence à
manger de la nourriture solide, la mère n'ingérant plus ses déjections,
il va faire ses besoins aux abords du nid, et non plus dedans.
Il s'agit maintenant pour vous, d'élargir jusque dehors,
l'espace entre le nid où couche votre chiot et l'endroit où il
peut se soulager.
Tout
apprentissage qu'a fait le chiot avec sa mère, était basé sur
une "technique canine", éprouvée et très simple;
cela est permis, rien alors ne se passe, ce comportement n'est
pas découragé, la mère laisse faire ou même encourage avec léchouilles
et secousses tendres; ou bien cela n'est pas permis, et là, la
mère décourage ce comportement en grondant, secouant rudement
ou même mordant son chiot en l'immobilisant.
À vous maintenant d'employer cette même "technique
canine" à laquelle le chiot obéissait facilement car elle
lui était compréhensible.
Vous prenez sur le fait (et jamais un instant plus tard) votre
jeune animal en train de se soulager sur votre belle moquette:
faites savoir immédiatement votre mécontentement avec un NON!!
sonore, saisissez le (un peu) rudement et emportez-le dehors
pour -si possible, obtenir le reste dehors. Et bien sûr dès
qu'il a fait où c'est permis, félicitez vivement, montrez
votre approbation avec un OUIIIIII sonore et joyeux et de
nombreuses caresses, afin qu'il comprenne que c'est exactement
ce que vous attendez de lui.
Attention qu'un chiot n'a pas, avant au moins 5 mois, la pleine
capacité de se retenir longuement, ses sphincters ne le lui
permettent pas. Soyez donc un peu indulgents, le temps qu'il
grandisse.
Si vous ne
prenez pas votre chiot juste sur le fait, ne surtout pas le
gronder et encore moins le frapper ou lui infliger la trop fâcheuse
(et trop pratiquée) punition de lui mettre la truffe dedans;
cela ne lui sert à rien d'autre qu'à vous craindre sans
comprendre, car il n'associera pas son action de se soulager
d'il y a quelques instants et votre soudaine colère. Le chien
n'a pas la capacité d'associer son action passée (son pipi) à
votre réaction (de colère) présente. L'attitude penaude,
craintive, qu'il adoptera à chacun de vos accès de fureur
quand vous surprendrez une marre de pipi dans la maison, ne sera
(en langage chien) que celle du dominé qui s'aplatit face au
dominant furieux pour réclamer son apaisement. L'idée (tenace,
sotte et bien anthropomorphique), qu'il "se sait
coupable" et demande pardon ne doit pas vous effleurer,
elle est FAUSSE !
Contentez-vous de ramasser ou éponger hors de sa présence, et
dites-vous que plus vous ferez preuve de patience et clémence,
plus les choses iront vite. Vitupérer sur le chiot ne fera que
le désorienter. Réservez-lui les pièces carrelées, en ne
retenant pas "l'option journal ou serpillière faite pour
aller là", car cela voudra donc dire que c'est permis de
faire son pipi ou sa crotte dans la maison (!) or on cherche précisément
à lui faire comprendre le contraire..........! Un nettoyage à
l'eau vinaigrée étant préférable à l'eau de javel dont
l'odeur l'inciterait à recommencer à cet endroit là.
Pour
faciliter cet apprentissage délicat, retenez que le chiot se
soulage généralement après avoir mangé, après une partie de
jeu ou dès qu'il se lève d'une de ses nombreuses siestes, donc
si vous le pouvez, sortez le immédiatement après chaque repas
et siestes. Egalement, si vous le voyez tourner, nez à ras du
sol, en couinant quelques fois, c'est peut-être un signe qu'il
éprouve le besoin de se soulager. Choisissez des lieux de
verdures un peu tranquilles, pas trop souillés de déjections
canines, surtout avant les derniers vaccins, et n'oubliez pas de
ramasser si vous êtes en ville, pour contribuer à faire aimer
les chiens de ceux qui n'en ont pas. Préférez un peu toujours
les mêmes endroits au début, pour qu'il s'y familiarise, et
finisse par s'y sentir assez bien et rassuré pour y faire ses
besoins.
Prévoyez de
lui laisser le temps de renifler, gambader, ne le pressez
nullement par vos attitudes impatientes qu'il va percevoir
finement et qui n'aboutiraient qu'à le stresser, et
certainement pas à se soulager rapidement. Il se pourrait
qu'agacé et lassé vous rentriez n'ayant pas obtenu dehors le
pipi si ardemment souhaité, pour voir votre chiot s'exécuter dès
le retour à la maison!! Eh oui, c'est tellement plus rassurant
et tranquille chez soi !
Soyez
indulgent avec votre chiot, il est jeune, il ne demande qu'à
apprendre, et il saura bien vous rendre tout le temps et la
compréhension dont vous aurez fait preuve avec lui.
En dernier point, n'oubliez jamais que s'il est indispensable de
bien faire savoir à votre chiot ce que vous ne tolérez pas de
lui avec des " NON " sonores et convaincants, il est
tout aussi indispensable de bien lui faire savoir avec des
" OUI " sonores et enjoués qu'il a répondu juste à
vos attentes. Cela, nous ne le dirons jamais assez !
Textes de
Danièle Mirat et Kjersti Fanals comportementalistes ;
association CAD http://associationcad.fr.st
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